Le droit ne devrait pas être un privilège réservé aux entreprises qui ont les moyens de se l’offrir.
Quand Justine et Lydie ont commencé à parler de Legal Jump, elles ne cherchaient pas à créer une énième plateforme juridique.
Elles sont parties d’une question beaucoup plus simple : pourquoi un entrepreneur qui démarre avec peu de moyens devrait-il attendre d’avoir les moyens de se faire accompagner pour commencer à protéger correctement son activité ?
Cette question est devenue le point de départ de notre projet.
Car derrière une microentreprise, une SASU, une petite société ou une entreprise qui débute, il y a toujours quelqu’un qui investit son temps, son argent, son énergie et souvent une grande partie de ses économies dans son projet.
La taille de l’entreprise ne diminue ni son engagement, ni ses risques.
Alors pourquoi devrait-elle déterminer son accès au droit ?
C’est de cette question qu’est née Legal Jump. Et finalement, elle résume assez bien tout ce que nous faisons.
Quand le budget décide de l’accès au droit
Créer une entreprise demande déjà de faire des choix.
Un ordinateur, un site internet, un logiciel de facturation, une identité visuelle, de la communication, parfois un local, du matériel… La liste s’allonge vite.
Et au milieu de tout cela, il y a le juridique.
- Les statuts.
- Les CGV.
- Les contrats.
- Les mentions légales.
- La protection des données.
- Les formalités.
Pourtant, lorsqu’un entrepreneur dispose d’un budget limité, le juridique est souvent l’un des premiers postes que l’on cherche à réduire.
Non pas parce qu’il considère que ce n’est pas important.
Mais parce qu’il se dit :
« Je vais le faire moi-même. »
« Je trouverai un modèle sur Internet. »
« Je regarderai plus tard. »
« Pour l’instant, je n’ai pas les moyens de prendre un avocat. »
Et c’est précisément là que nous avons voulu apporter une autre réponse.
Parce que démarrer petit ne signifie pas entreprendre petit
Une entreprise individuelle, une microentreprise, une SASU ou une jeune société peuvent sembler minuscules à côté d’une entreprise qui compte plusieurs dizaines de salariés.
Mais derrière chacune d’elles, il y a un entrepreneur.
- Quelqu’un qui prend des risques.
- Qui investit son argent.
- Qui travaille souvent bien plus qu’il ne le montre.
- Qui cherche ses premiers clients.
- Qui construit son activité.
- Qui espère pouvoir en vivre.
La taille de l’entreprise ne mesure ni l’importance du projet, ni l’implication de la personne qui l’a créé.
Et surtout, les risques juridiques ne disparaissent pas parce qu’une entreprise est petite.
Un client peut ne pas payer.
Une prestation peut mal se terminer.
Un désaccord peut apparaître sur le périmètre d’une mission.
Une création peut être utilisée sans que les droits aient été correctement encadrés.
Une commande peut être annulée.
Une relation commerciale peut se transformer en conflit.
Le problème, ce n’est donc pas seulement la taille de l’entreprise. C’est le décalage qui existe parfois entre les risques auxquels elle est exposée et les moyens dont elle dispose pour les anticiper.
C’est justement cette réalité que Justine avait observée
Avant de créer Legal Jump, Justine a fait un constat très simple dans son activité de juriste puis d’avocate en droit des affaires.
Le droit des affaires pouvait sembler accessible lorsqu’on le regardait depuis une entreprise suffisamment structurée.
Mais pour un entrepreneur seul ou une petite structure, la réalité était différente.
Faire appel régulièrement à un avocat représente un budget que tout le monde ne peut pas consacrer à son entreprise.
Alors beaucoup avancent seuls.
Ils cherchent des informations.
Ils téléchargent des modèles.
Ils demandent à leur entourage.
Ils copient parfois des clauses trouvées ailleurs.
Ils espèrent surtout ne jamais avoir à vérifier si tout cela était réellement adapté.
Et c’est là que la discussion avec Lydie a commencé à prendre tout son sens.
Deux générations d’entrepreneurs, une même constatation
Lydie, de son côté, connaît l’entrepreneuriat depuis des décennies.
Elle a dirigé des entreprises très différentes, avec des niveaux de responsabilité et des réalités économiques qui ont beaucoup évolué au fil des années.
Elle connaît donc cette situation de l’intérieur : lorsque l’on entreprend, chaque dépense est réfléchie.
On investit d’abord dans ce qui semble indispensable au développement de l’activité.
Le juridique peut alors paraître abstrait.
Jusqu’au jour où il ne l’est plus.
Et c’est peut-être là que leurs deux expériences se sont parfaitement rencontrées.
Justine apportait son regard juridique.
Lydie, son expérience concrète de l’entrepreneuriat.
Deux générations.
Deux parcours différents.
Mais une même conviction : un entrepreneur ne devrait pas avoir à attendre que son entreprise grandisse pour commencer à la protéger.
Nous ne voulons pas faire croire que tout peut être réglé avec un modèle
C’est un point essentiel pour comprendre Legal Jump.
Nous ne pensons pas qu’un modèle juridique puisse remplacer un avocat dans toutes les situations.
Ce serait d’ailleurs assez paradoxal de créer Legal Jump pour rendre le droit plus accessible et de prétendre ensuite qu’une solution standard convient à tout le monde.
Ce n’est pas notre vision.
Un modèle est un outil.
Il peut permettre à un entrepreneur de partir d’une base structurée, de gagner du temps et d’éviter certaines erreurs courantes.
Mais certaines situations nécessitent une analyse personnalisée.
Un contrat complexe.
Une négociation importante.
Un conflit.
Une opération particulière.
Une problématique juridique spécifique.
Dans ces situations, l’accompagnement d’un professionnel du droit reste essentiel.
C’est aussi pour cette raison que notre projet associe accessibilité et expertise, avec des modèles accessibles pour les besoins courants et la possibilité de bénéficier d’un accompagnement juridique personnalisé lorsque la situation le nécessite.
Rendre le droit accessible ne signifie pas le simplifier à outrance
Il existe une autre idée qui nous tient particulièrement à cœur.
Rendre le droit accessible ne signifie pas faire croire que le droit est simple.
Le droit peut être technique.
Il peut être complexe.
Certaines règles nécessitent de l’expérience, de l’analyse et une véritable expertise.
Mais la complexité du droit ne devrait pas avoir pour conséquence de le rendre incompréhensible pour celui qui entreprend.
Nous voulons donc expliquer.
Traduire.
Donner des repères.
Permettre à un entrepreneur de comprendre pourquoi une clause existe, ce qu’elle encadre et dans quelles situations elle peut devenir importante.
Parce qu’un entrepreneur qui comprend mieux son environnement juridique prend aussi de meilleures décisions.
Le juridique ne devrait pas intervenir uniquement lorsque le problème est déjà là
C’est peut-être l’une des plus grandes difficultés.
Lorsqu’un entrepreneur dépense plusieurs milliers d’euros en communication, il peut voir immédiatement ce qu’il achète.
Lorsqu’il investit dans du matériel, il peut l’utiliser dès le lendemain.
Lorsqu’il paie pour un site internet, il peut le montrer à ses clients.
Le juridique, lui, fonctionne différemment.
Lorsqu’un contrat est bien fait et que tout se passe bien, il ne se passe justement… rien.
Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
La valeur d’un contrat ne se mesure pas uniquement lorsqu’un conflit éclate.
Elle se mesure aussi dans toutes les situations où les règles étaient suffisamment claires pour éviter que le conflit apparaisse.
Le meilleur juridique est parfois celui dont on ne parle jamais parce qu’il a fait son travail en amont.
Parce qu’un entrepreneur devrait pouvoir se concentrer sur son métier
Un graphiste devrait pouvoir créer.
Un coach devrait pouvoir accompagner ses clients.
Un formateur devrait pouvoir transmettre.
Un artisan devrait pouvoir réaliser son travail.
Un consultant devrait pouvoir conseiller.
Un entrepreneur devrait pouvoir développer son activité sans avoir le sentiment que chaque question juridique nécessite de devenir lui-même juriste.
Cela ne signifie pas qu’il doit déléguer toute responsabilité.
Au contraire.
Il doit comprendre suffisamment les règles qui entourent son activité pour prendre des décisions éclairées.
Mais il doit aussi pouvoir trouver des outils adaptés à son niveau de besoin et à son budget.
C’est précisément ce que nous construisons avec Legal Jump.
Legal Jump est né d’une discussion. Mais surtout d’une conviction.
Au départ, il y avait une conversation entre une mère et sa fille.
Une avocate d’affaires qui constatait que beaucoup d’entrepreneurs n’avaient pas accès facilement à un accompagnement juridique.
Une entrepreneure expérimentée qui savait, pour l’avoir vécu, ce que signifie surveiller chaque dépense lorsque l’on dirige une entreprise.
Et entre les deux, une idée a commencé à émerger.
Et si nous proposions une autre porte d’entrée vers le droit ?
Pas un droit au rabais.
Pas des promesses de protection absolue.
Pas des documents présentés comme des solutions universelles.
Mais des outils accessibles, pédagogiques et pensés pour les réalités des entrepreneurs.
Avec, lorsque cela est nécessaire, la possibilité d’aller plus loin avec un professionnel du droit.
C’est cette philosophie qui guide Legal Jump.
Le droit ne devrait pas commencer avec le chiffre d’affaires
Nous ne pensons pas qu’il faille attendre de réaliser 100 000, 200 000 ou 500 000 euros de chiffre d’affaires pour commencer à prendre son cadre juridique au sérieux.
Un entrepreneur qui vient de lancer son activité mérite lui aussi de comprendre ce qu’il signe.
Il mérite de savoir ce qu’il vend.
Il mérite de pouvoir encadrer ses relations avec ses clients.
Il mérite de connaître les règles qui s’appliquent à son activité.
Et surtout, il mérite de pouvoir accéder à ces outils sans avoir l’impression que le droit est réservé à ceux qui disposent déjà de moyens importants.
Parce que la taille d’une entreprise ne devrait pas déterminer le niveau de sérieux avec lequel elle protège son activité.
Notre ambition est finalement assez simple
Legal Jump n’est pas né de l’idée qu’il fallait rendre le droit moins important.
C’est exactement l’inverse.
Nous pensons que le droit est suffisamment important pour être accessible.
Accessible dans son prix.
Accessible dans son langage.
Accessible dans ses outils.
Accessible dans son accompagnement.
Parce qu’entre « je n’ai pas besoin de juridique » et « je dois avoir un avocat en permanence », il existe tout un espace.
C’est cet espace que nous voulons occuper.
Et peut-être que c’est cela, au fond, la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons.
Pour qu’un entrepreneur n’ait plus à choisir entre protéger son activité et préserver son budget.
Parce qu’entreprendre petit ne devrait jamais signifier se protéger moins.